Ciel, mon dentier !

Introduction : de la France à l'Afrique, que faire des vieux ?

Le Chat, par Philippe Geluck

La perception de la vieillesse a énormément évolué au cours de l'Histoire, en fonction des civilisations bien sûr, mais également des mesures politiques prises par les dirigeants des territoires existants. Ainsi, dans l'Antiquité romaine, les rares vieillards (l'espérance de vie n'était alors pas aussi élevée qu'aujourd'hui) avaient un statut civique reconnu car leur état était associé à la sagesse et au respect. Les citoyens romains avaient même un devoir de pietas, c'est-à-dire de piété et d'affection, envers leurs aînés, qui fut par ailleurs inscrit dans la loi en 161 ap. J.-C. Mais tout commença à se dégrader à partir du VIème siècle de notre ère, au cours duquel l'empereur Justinien se mit à ordonner la construction d'établissements spécialisés dans le traitement des personnes âgées (nos futures maisons de retraite !) : les gerontocomia. Selon certains historiens tels que Claire Sotinel, ceux-ci contribuèrent à donner une vision de plus en plus négative des vieillards, moins liée à la déférence qu'à la dévalorisation et surtout au dépérissement, car ils propagèrent l'idée selon laquelle ces derniers devaient être assistés. Le "refus de vieillir" de nos civilisations occidentales venant très certainement de cette période, pourquoi ne pas, après avoir déterminé une partie de ses causes, réfléchir à ses conséquences sur la place du "3ème âge" dans la société française contemporaine, tout en nous demandant si la situation est ou non la même aux quatre coins du monde ? C'est ce que nous vous proposons de faire, au travers d'un voyage qui nous emmènera au milieu des verts pâturages de notre beau pays, puis au coeur du continent africain en compagnie du chef Amalti N'Diaye, qui nous expliquera en quoi la conception de la vieillesse est chez lui bien différente de celle que nous connaissons...

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